Warhol Fact
Mai 2005 - Musée d'Art Contemporain de Lyon
en résonance avec l'exposition “Warhol, l’œuvre ultime“
Warhol a eu le génie de contaminer l’art en assimilant ses oeuvres aux produits de grande consommation, car -selon Baudrillard-, l’objet d’art, nouveau fétiche triomphant, doit déconstruire de lui-même son aura traditionnelle, sa puissance d’illusion pour resplendir dans l’obscénité pure de la marchandise. Warhol sacralise la marchandise comme marchandise. Mais dans cette féerie moderne de la marchandise, n’y a-t-il pas une féerie parallèle à la disparition de l’art ? Un tapis de souris Marilyn, un mug Mao, n’est-ce pas là la plus grande œuvre de Warhol ? Les oeuvres de Warhol sont beaucoup trop commercialisables pour ne pas éveiller quelques soupçons !
Mais Warhol c’est aussi une fabrique à stars. Une grande partie de l’œuvre de Warhol consistait en effet à interroger la production d’images. Images de stars, unes de journaux, symboles de l’Amérique, mais aussi images sociales, ces masques que nous mettons entre nous et les autres dans un va-et-vient entre l’être et le paraître qui était la seule chose vraiment primordiale à ses yeux.
Ainsi de la même manière que la Factory avait servi à produire à la chaîne les sérigraphies les plus chères de l’histoire de l’art, ce lieu devait aussi servir à Warhol à produire du mythe, de l’image sociale en quantité industrielle, et propulser dans la grande constellation des VIP quiconque mettrait les pieds chez lui.
Là Hors De nous invite à une « conférence alternative » pour répondre en images et en musique à toutes ces questions que Warhol suscitait sur notre société de consommation et de starification et qui sont aujourd’hui plus que jamais tellement d’actualité. Alors sommes-nous superstars ou objets ?
Mise en forme: Nathalie Veuillet
Performers: Charlotte Dumoulin, Séléna Hernandez, Fabrice Bernard, Simon Marozzi
Vidéo: Denis-Fabien Corlin
Musique originale: Boris Kulenovic
EN ///////////////////
Warhol had the genius to contaminate the art by comparing his works with consumer products, car, according to Baudrillard, the subject of art, fetish again triumphant, must deconstruct his own traditional aura, its power of illusion to shine in the pure obscenity of the commodity. Warhol sanctifies the goods as a commodity. But in this modern fairy tale of the good, is there not a fantasy parallel to the disappearance of art? A Marilyn mousepad, a mug Mao, is not this the greatest work of Warhol? Warhol's works are much too marketable to not arouse suspicion!
But Warhol is also a factory in stars. Much of Warhol's work was indeed to examine the production of images. Images of stars, headlines, symbols of America, but also social images, these masks we put between ourselves and others in a back and forth between being and seeming, which was the only thing really critical in his eyes.
Thus in the same way that the Factory was used to produce the chain silkscreens most expensive in the history of art, this place was also used to produce the Warhol myth, the social image in industrial quantities, and propel the great constellation of VIPs who would foot home.
"Là Hors De" invites us to an "alternative conference" to meet in images and music to all these questions raised Warhol our society of consumption and starification and are now more than ever so relevant. So we are superstars or objects?
en résonance avec l'exposition “Warhol, l’œuvre ultime“
Warhol a eu le génie de contaminer l’art en assimilant ses oeuvres aux produits de grande consommation, car -selon Baudrillard-, l’objet d’art, nouveau fétiche triomphant, doit déconstruire de lui-même son aura traditionnelle, sa puissance d’illusion pour resplendir dans l’obscénité pure de la marchandise. Warhol sacralise la marchandise comme marchandise. Mais dans cette féerie moderne de la marchandise, n’y a-t-il pas une féerie parallèle à la disparition de l’art ? Un tapis de souris Marilyn, un mug Mao, n’est-ce pas là la plus grande œuvre de Warhol ? Les oeuvres de Warhol sont beaucoup trop commercialisables pour ne pas éveiller quelques soupçons !
Mais Warhol c’est aussi une fabrique à stars. Une grande partie de l’œuvre de Warhol consistait en effet à interroger la production d’images. Images de stars, unes de journaux, symboles de l’Amérique, mais aussi images sociales, ces masques que nous mettons entre nous et les autres dans un va-et-vient entre l’être et le paraître qui était la seule chose vraiment primordiale à ses yeux.
Ainsi de la même manière que la Factory avait servi à produire à la chaîne les sérigraphies les plus chères de l’histoire de l’art, ce lieu devait aussi servir à Warhol à produire du mythe, de l’image sociale en quantité industrielle, et propulser dans la grande constellation des VIP quiconque mettrait les pieds chez lui.
Là Hors De nous invite à une « conférence alternative » pour répondre en images et en musique à toutes ces questions que Warhol suscitait sur notre société de consommation et de starification et qui sont aujourd’hui plus que jamais tellement d’actualité. Alors sommes-nous superstars ou objets ?
Mise en forme: Nathalie Veuillet
Performers: Charlotte Dumoulin, Séléna Hernandez, Fabrice Bernard, Simon Marozzi
Vidéo: Denis-Fabien Corlin
Musique originale: Boris Kulenovic
EN ///////////////////
Warhol had the genius to contaminate the art by comparing his works with consumer products, car, according to Baudrillard, the subject of art, fetish again triumphant, must deconstruct his own traditional aura, its power of illusion to shine in the pure obscenity of the commodity. Warhol sanctifies the goods as a commodity. But in this modern fairy tale of the good, is there not a fantasy parallel to the disappearance of art? A Marilyn mousepad, a mug Mao, is not this the greatest work of Warhol? Warhol's works are much too marketable to not arouse suspicion!
But Warhol is also a factory in stars. Much of Warhol's work was indeed to examine the production of images. Images of stars, headlines, symbols of America, but also social images, these masks we put between ourselves and others in a back and forth between being and seeming, which was the only thing really critical in his eyes.
Thus in the same way that the Factory was used to produce the chain silkscreens most expensive in the history of art, this place was also used to produce the Warhol myth, the social image in industrial quantities, and propel the great constellation of VIPs who would foot home.
"Là Hors De" invites us to an "alternative conference" to meet in images and music to all these questions raised Warhol our society of consumption and starification and are now more than ever so relevant. So we are superstars or objects?

